Camping sauvage en Norvège : la grosse désillusion !
Loin des clichés des réseaux sociaux, on vous dit tout sur le camping-car en Norvège… dans la vraie vie !
La Norvège est réputée pour sa loi très souple en matière de camping sauvage : la nature est à tout le monde et il est autorisé de poser sa tente, son camping-car ou sa caravane partout tant que l’on reste à plus de 150 m d’une habitation et que l’on respecte le site.
Nous étions donc partis avec en tête l’idée de retrouver la magie des spots sauvages de Suède ou de Finlande, posés seuls au bord d’un lac un feu de camp pour seule compagnie. Très rapidement, on comprend que ce sera beaucoup plus difficile de trouver de tels lieux. Finalement, il s’avère quasi impossible de dormir seuls dans des lieux magiques.
- peu ou pas de chemins ou petites routes accessibles avec des espaces où se poser
- tous les lieux sympathiques sont interdits la nuit, des panneaux nous le rappellent partout
- les seuls endroits possibles sont en bord de route, souvent sans charme et saturés
Victime de sa réputation, la Norvège attire un nombre impressionnant de voyageurs en camping-car, mais aussi en tente, ce qui induit un problème d’hygiène sur les quelques spots trouvés, qui se transforment vite en toilettes à ciel ouvert. Alors que la Suède disposait de toilettes sèches un peu partout, et que la nature était d’une propreté irréprochable, le visiteur semble beaucoup moins respecter la Norvège.
Côte camping ce n’est guère mieux, car on paie entre 30 et 50 euros la nuit, pour être souvent les uns sur les autres dans des endroits parfois sans vue, particulièrement dans le sud. A partir de Bergen et plus au nord, les emplacements sont plus grands et les campings ont plus de charme.
Autre possibilité, des spots installés par des particuliers, avec petite boîte ou code QR pour payer 10 à 20 € la nuit. Mais là aussi, vous n’êtes jamais seuls et les campeurs en tente en laissé leur marque de papier toilette…
Par ailleurs, compte tenu de la très forte affluence de campeurs ne trouvant pas de lieu où dormir, les parking autorisés (gratuits ou payants), comme les campings, sont vite complets, souvent dès le début d’après-midi.
Alors que nous étions partis avec une seule réservation de camping pour Bergen, nous avons dû payer toutes les nuitées, et presque chaque jour anticiper la réservation de la nuit suivante…
Ce qui impacte aussi forcément le budget.
On tenait à partager cette déception car nous n’avions vu nulle part dans les blogs, publications ou sites de voyageurs ce problème de mentionné. Il est pourtant bien réel et partagé sur place avec les autres voyageurs rencontrés. Cela ne gâche rien à la beauté d’un road trip en Norvège, mais c’est toujours mieux d’être prévenu en amont !